Je n’ai pas encore évoqué (mais il est toujours temps !) la conférence donnée par Guy Raffour en juin dernier. Celui-ci a révélé les résultats de l’étude (qu’il mène chaque année) sur le comportement des français par rapport aux vacances, sur l’évolution de
l’e-tourisme.
Je vous propose donc, sous forme de bilan, plusieurs données intéressantes :
Des tendances similaires aux années précédentes ont été retrouvées : l’envie de partir est toujours assimilée à un besoin vital. Les
internautes restent de grands voyageurs : 75 % (21,3 millions de français) sont partis, une ou plusieurs fois, lors de l’année 2006.
12,4 millions de français ont préparé leur voyage sur Internet en 2006 soit 40 % des français partis en courts séjours marchands et en longs
séjours. 20 % n’avaient pas une idée précise de destination au départ, 21 % de ceux qui avaient un projet précis… ont changé d’avis ensuite !
« On assiste manifestement à la naissance d’un internaute expert, qui sait ce qu’il veut, ou qu’il ne veut pas, et qui sait de mieux en
mieux se procurer l’information nécessaire ».
Parmi ces 12 ,4 millions, 6,5 millions ont réservé leurs vacances en ligne ce qui équivaut à une croissance de 13,3 % par rapport à
l’année précédente.
En Europe, 153 millions de personnes ont organisé leur séjour à l’aide d’Internet. 88 millions ont réservé au moins une prestation en
ligne.
« La confiance est là et l’ergonomie des sites de plus en plus
performante et dédiée, alliée à des contenues produits par des professionnels placés dans des cycles plus rapides de production / adaptation aux demandes, portent leurs fruits ».
On estime, en France, le poids du e-tourisme à 7,7 milliards d’euros. « L’évolution majeure de 2006 est l’augmentation des ventes
directes des acteurs touristiques des domaines d’hébergement, des activités de loisirs et récréatives, des parcs de loisirs, des transports, du patrimoine ».
Malgré tout, une marge de progression demeure sachant que 50 % de professionnels ne disposent pas encore de module de réservation en ligne
ou que 44 % des internautes français n’ont pas utilisé le Net pour préparer leur séjour.
Le tourisme d’affaires bénéficie également du développement et de l’impact d’Internet accentuant aussi la dématérialisation
des supports : tickets, brochures, carnets de voyage… la diffusion d’offres personnalisées et segmentées…
Enfin, le réchauffement climatique devient un sujet de préoccupation, en témoignent le site Internet de Maison de la France qui a permis une
diminution de 800 à 500 tonnes la production de brochures papier ou encore le comparateur de C02 de la SNCF.
Sources :
L’Echo Touristique
ARTESI
Voyage & Technologies
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